ETAPE I : Départ : la mer au fond avec un ciel de pluie. Elle tombe penchée puis le vent la sèche. Arrivée : 840 m. Bivouac
Système Islandais au camping de Skogar jouxtant la cascade de Skogafoss. La montée commence par des pentes herbues mais je découvre bien vite que je n'ai pas à faire à la montagne mais à une terre relevant de la lune.
Les paysages qui m'entourent proviennent d'un milieu volcanique étroitement mêlé au travail habituel de l'érosion glaciaire et des amplitudes thermiques des milieux montagnards. Une partie de la lecture du paysage m'échappe. Seuls les cairns me donnent à penser qu'il s'agit de montagnes.
Pour le reste, les Dieux qui les habitent les montagnes ne sont pas les mêmes que ceux des volcans ! C'est ce que je découvre ! Cette terre est façonnée par les éruptions. Elle est création en direct des canyons, déserts, fleuves, volcans et herbiers. L'activité géothermique est si importante qu'elle modèle le paysage en des montagnes inconnues jusqu'à leurs formes et leurs couleurs. Ici, l'existence d'éruptions sous-glaciaires a donné des volcans tabulaires aux parois raides comme au fond sur la photo.
Dès la première étape, je constate que l'univers minéral diffère des montagnes. Les roches sont des laves qui vivent à leurs façon, selon leur degré de cuisson et leur vitesse de refroidissement. Et le canyon que je longe est crée par l'érosion du lâcher des eaux qui grondent sans répit.
Seules les parties enneigées ou glacées du parcours me semblent familières ! Pour le reste, je voyage dans un film avec le vent pour bande-son car il n'y a ni oiseau ou insecte dans cet univers où la moindre fleur devient un jardin tropical à elle toute seule !
Dès la première étape, je constate que l'univers minéral diffère des montagnes. Les roches sont des laves qui vivent à leurs façon, selon leur degré de cuisson et leur vitesse de refroidissement. Et le canyon que je longe est crée par l'érosion du lâcher des eaux qui grondent sans répit.
Seules les parties enneigées ou glacées du parcours me semblent familières ! Pour le reste, je voyage dans un film avec le vent pour bande-son car il n'y a ni oiseau ou insecte dans cet univers où la moindre fleur devient un jardin tropical à elle toute seule !
Bienvenue au pays de la lave dans tous ses états !
Altitude arrivée : 840 m. avant la neige, le brouillard et le vent au col entre les 2 glaciers.
Je découvrirais que seule cette partie du sentier est mal indiqué voire pas du tout. Mais il est vrai que j'ai décidé de prendre "tout droit" vu la carte et d'abandonner la piste que j'avais rejoins vers 700 m. Je la retrouverais demain à 940 m, sous le col au départ la traversée de la neige.
Avant d'arriver dans l'hiver, je m'endors tranquillement sous le col en ayant pris soin de repérer (boussole/altimètre/ Visibilité/carte) le lieu où je me trouve pour savoir où me diriger en cas de brouillard au matin.. Effectivement, une matinée de repos sous le brouillard exactement. J'attendrais sa levée avec une grasse matinée pour m'acclimater et un petit déjeuner au lit. C'est bon les vacances ! Corn-flakes, lait, miel, café, chocolat aux noisettes dans la ouate feutrée d'un nuage.... Le silence s'abat quand le vent cesse. Alors, la pluie joue sa musique et tambourine sur la tente. Je suis la reine du monde et je me rendors en attendant que la température montante chasse la couverture nuageuse dans laquelle je me prélasse et me fond en dessus du glacier et du col, contre les flancs de l"Eyjafjöll le volcan qui fera trembler l'aviation de hémisphère nord en 2010. (ci-dessous en vert, ma ballade de 6 jours)
0
ETAPE II : départ : 840 m - bivouac -
Col de Fimmvorouhals à 1116m d'altitude -
arrivée : THORSMORK -camp de Bàsar- 250 m
Comme prévu, la neige est présente dès le début de la seconde étape au passage entre les deux glaciers... et le brouillard accompagne mes pas jusqu'à la descente vers THORSMORK que je n'atteindrais pas, préférant le camp rudimentaire de Bàsar. Il comporte plusieurs robinets d'eau froide et des toilettes. Je suis seule au bout de la piste. Trois km plus loin se trouve l'étape officielle et le début du Laugavegur.
La descente se passe dans le brouillard...
C'est la partie la plus vertigineuse du parcours mais c'est équipé de chaînes. Il n'y a pas de vent et le sentier se situe en crête sur la photo ci-contre. Sa trace est visible au premier plan à droite, là où il y a de la terre au milieu des pierres.
Le chemin se devine dans la ouate qui enveloppe le silence. Ces cailloux sont de la lave. Il y a peu de végétation. Lieu de tempête où rien ne prospère ou bien tapis de lave semé de météores.
Au milieu du chant des pierres caressées par le vent, des pétales roses sourient au voyageur. Le soleil tente de percer au-dessus des glaciers mais rien n'y fait ! Le paysage se dévoile pas à pas juste où se porte le regard. Puis soudain, le ciel s'élargit et la vallée surgit. D'abord austère puis verdoyante, elle s'étale là où le passage des flots causés par les éruptions sous-glacières ont creusés des sillons vivants. La terre chante et bouge alors que grondent les flots impétueux. ETAPE III - 15 km - : départ : THORSMORK -camp de Bàsar- 250 m
Arrivée 760 m. BOTNAR
CONSIGNES DE SECURITE POUR LES TOURISTES EN CAS D’ERUPTION VOLCANIQUE SOUS LE GLACIER.
Le volcan Katla sous le glacier Mie a errupté en moyenne une à deux fois par siècle.
Ses éruptions sont accompagnées de pluies de cendres et de débâcles glaciaires.
Le panache éruptif est fortement chargé d’électricité et le risque d’éclair est très grand dans un rayon de 40 kilomètres autour de Katla.
Mon premier gué traversé en chaussons d'hôpital pour infirmières de blocs opératoires, plastiques bleus pour me protéger un peu du froid comme des chaussettes dans mes sandalettes.
Tout se passe plutôt bien. Mes bâtons m'aident à conserver l'équilibre mais l'eau n'est pas très haute et m'arrive aux genoux. Plutôt froide !!!!!! BrrrrRRRrrrRRRRrrr !!!!!!!!
Heureusement, la température extérieure est chaude car l'eau à 3 degrés Elle vient directement du glacier Mid ............que je longe. Un panneau donne les consignes en cas d'éruption. Super ! Je me ballade sur le volcan depuis deux jours sans rien savoir !
En cas d’éruption Réfugiez-vous sur les pentes des montagnes ou sur les hauteurs. Par temps calme, éviter les dépressions de terrain, cuvettes et vallons à proximité du volcan où les vapeurs toxiques peuvent s’accumuler.
FUSEES SONORES ET FUSEES DE DETRESSE.
Dès que l’éruption de Katla est confirmée, l’alerte est donnée dans les principaux lieux touristiques de la région. En été, dans les régions inhabitées, les gardiens des principaux refuges de montagnes situés dans la zone de danger tirent des fusées sonores et des fusées de détresse pour avertir les voyageurs.
Etudiez les voies d’écoulements des débâcles glaciaires précédentes (voir carte) et réfugiez-vous en hauteur sur les pentes des montagnes en cas d’alerte de ce genre.




